Accompagnement · Sur les traces de la blanche hermine

La mort du couple : accompagner le deuil d'une relation

Une perte qui prépare à toutes les autres

On parle beaucoup du deuil quand quelqu'un meurt, moins quand c'est une relation qui s'éteint. Pourtant, la fin d'un couple, c'est aussi une mort, celle d'un « nous » qu'on avait construit. Celle d'une version de soi qui existait à travers l'autre. Celle de tous les lendemains qu'on avait imaginés ensemble, ou qu'on croyait acquis, peut-être.

Et comme pour tout deuil, il y a transformation absolue de l'idée de ce qu'on était, de ce qu'on aurait pu devenir, de ce qu'on sera. Tout est à revoir.

Dire au revoir à qui on était

Quand une relation se termine, on ne perd pas seulement l'autre. On perd aussi une partie de soi. L'autre aussi meurt, d'une certaine façon. Pas physiquement, mais le « lui » ou « elle » qu'on connaissait, qu'on aimait, qu'on détestait parfois, ce personnage-là disparaît. Il reste quelqu'un, mais ce n'est plus la même personne pour nous.

C'est vertigineux. Et c'est normal que ça fasse mal.

Un cycle qui s'achève

Aujourd'hui, j'ai accompagné une amie qui a choisi de laisser son malheur derrière elle. Un choix courageux, même s'il ne ressemblait pas à de la bravoure. Il ressemblait à de l'épuisement, à des larmes retenues, à une incertitude immense et un soupçon de soulagement.

Quitter quelqu'un, ou être quitté, amène à accepter que quelque chose est terminé. C'est faire le renoncement d'une vie à deux, et le vide prend place.

Et pourtant, c'est aussi le début de quelque chose. On ne sait pas encore quoi. Mais quelque chose.

« La fin d'une relation, c'est aussi le début de quelque chose. On ne sait pas encore quoi. Mais quelque chose. »
Coucher de soleil hivernal à travers des branches de sapin enneigées - symbole de transition et de sérénité

Comment épauler un proche en crise ?

Face à quelqu'un qui traverse une rupture, on pourrait se sentir maladroit. On veut aider, mais on ne sait pas nécessairement comment. Voici ce que j'ai appris :

Écouter. Vraiment.

Sans chercher à résoudre, à relativiser, à comparer avec sa propre histoire. Juste être là, présent, avec ses deux oreilles grandes ouvertes.

Le laisser s'exprimer

Même si ça tourne en rond. Même si c'est la cinquième fois qu'il raconte la même scène. Le deuil a besoin de mots pour se digérer et prendre sa juste place.

Le remercier pour sa confiance

Se confier, c'est se rendre vulnérable. C'est un cadeau qu'on nous fait.

Respecter son niveau d'énergie

Savoir reconnaître quand il est temps de rendre l'espace. Parfois, la meilleure chose à faire, c'est de partir en disant : « Je suis là si tu as besoin. »

Ne pas banaliser

« Tu vas t'en remettre », « Il y a d'autres poissons dans la mer », « C'était pas le bon »... Ces phrases, même bien intentionnées, minimisent ce que la personne vit. Sa souffrance est réelle. Elle mérite d'être reconnue.

Écouter. Écouter. Écouter.

On ne le répétera jamais assez.

Le tarot comme outil d'accompagnement

Mon amie ressentait le besoin de clarté, au coeur de son paradoxe : la volonté de changement qui oscille avec le besoin de stabilité. L'envie de partir et la peur de l'inconnu.

Je lui ai proposé une lecture de tarot. Non pas pour prédire l'avenir, mais pour ouvrir des pistes de questionnement, pour observer ce qui doit mourir afin qu'autre chose puisse vivre.

Les cartes ne donnent pas de réponses, en fait elles posent les questions qu'on n'osait pas se poser pour inviter à regarder ce qu'on évitait de voir.

Je suis repartie avec la sensation que mon amie avait retrouvé l'élan vers les ressources qu'elle porte en elle. Vers sa propre capacité à réécrire son histoire, à son rythme. Cet espace sacré lui aura servi comme pierre angulaire pour y déposer ce qu'elle vit et pour reprendre son souffle. Simplement.

Mains tenant des cartes d'oracle pour une lecture introspective - outil d'accompagnement

Accompagner, c'est quoi au fond ?

Accompagner, ce n'est pas orienter dans une direction spécifique. Ce n'est pas donner des conseils.

C'est inviter l'autre à se percevoir avec les yeux de l'intérieur. À entendre ce qu'il sait déjà, mais qu'il n'arrivait plus à entendre seul.

C'est devenir un témoin bienveillant. Parce que parfois, ce dont on a le plus besoin, c'est simplement de quelqu'un qui reste là, dans la pure présence. Parfois même, dans le silence.

« Accompagner, c'est devenir un témoin bienveillant. Parfois, ce dont on a le plus besoin, c'est simplement quelqu'un qui reste là. »

Être accompagné·e dans ce passage

Un temps pour vous, pour déposer ce qui pèse et retrouver votre élan.

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